Un phénomène nouveau qui demande de l’attention.
Les onzièmes journées nationales pour la prévention du suicide, qui ont eu lieu en 2007, évoquaient déjà que, selon l’Inserm, le nombre de décès par suicide est plus important que celui du nombre de tués sur la route, soit environ 12 000 par an.
Il n'existe cependant pas de statistiques sur les suicides liés au travail. On parlerait de trois cents à quatre cents salariés qui se suicideraient en France chaque année dans leur entreprise ou leur administration.
Il n’y a pas de lien de cause à effet scientifique entre la souffrance au travail, ou le fait d’être au chômage et le suicide. Reste que cette question permet de mettre en lumière les situations professionnelles de grande détresse et d’éviter leur banalisation.
Des professions sont considérées comme plus exposées que d’autres : les gardiens de prison, policiers, psychiatres, urgentistes et professionnels de santé, pompiers… sont autant de métiers où l'on affronte la violence et même la mort.
Mais, fait nouveau, toutes les catégories socioprofessionnelles sont aujourd’hui concernées, “ alors qu’hier le suicide touchait essentiellement les agriculteurs et les salariés agricoles acculés par les dettes et dont les lieux de vie et de travail se confondaient ”, note le Laboratoire de psychologie du travail et de l'action au Conservatoire national des arts et métiers.
En entreprise, les premiers cas ne remontent en effet qu'à une dizaine d'années et deviennent de plus en plus fréquents depuis cinq ou six ans. En vrac, l’anonymat, le manque de dialogue, le rythme des restructurations, le stress, la concurrence entre les salariés mais aussi les mises au placard, les licenciements et surtout le harcèlement moral sont présentés comme des causes principales de suicide au travail. On évalue à 150 000 le nombre de tentatives chaque année. Ainsi, prêter attention à cette question permet d’agir sur des faits quotidiens qui touchent beaucoup de salariés.
Alors soyons vigilent entre nous !
N’hésitez pas à vous renseigner auprès de :
Thierry Chouan : O6 15 25 05 93
